Cétait une petite salle toute simple, éclairée par un néon central, le comptoir était en zinc lustré, les chaises en formica jaune, les verres dépareillés et la poignée de clients présents forcément des habitués. Sur l'enseigne extérieure était inscrit "Chez Jacky" ou "Chez Jojo" ou "Chez Lulu", je ne me souviens plus exactement mais l'intitulé était de cet acabit. Johnny et
Lasolution Ă ce puzzle est constituéÚ de 6 lettres et commence par la lettre G CodyCross Solution pour LE PĂRE C'ĂTAIT LUCIEN LE FILS C'ĂTAIT SACHA de mots flĂ©chĂ©s et mots croisĂ©s. DĂ©couvrez les bonnes rĂ©ponses, synonymes et autres types d'aide pour rĂ©soudre chaque puzzle
Unmonstre sacrĂ© du cinĂ©ma et du théùtre du XXe siĂšcle AprĂšs son divorce, le comĂ©dien Lucien Guitry enlĂšve Sacha, son fils de cinq ans et lâemmĂšne plusieurs mois Ă Saint-PĂ©tersbourg oĂč il se produit devant la cour impĂ©riale. Câest ainsi que lâenfant Sacha Guitry dĂ©bute sur scĂšne devant le Tsar Nicolas. Ces premiers pas sur les planches lui donnent le goĂ»t du
LepĂšre, câĂ©tait Lucien, le fils, câĂ©tait Sacha; Sang de __ : insulte dans le monde de Harry Potter; Il peut ĂȘtre de transport, de caisse ou gagnant; AprĂšs avoir terminĂ© cette grille, vous pouvez continuer Ă jouer sans stress en visitant ce sujet :CodyCross Groupe 85 Grille 4. Si vous avez des remarques alors vous pouvez laisser un
ï»żLaville Ă©tait figĂ©e dans la glace. Le mercure, depuis des semaines, Ă©tait Ă moins 30. C'Ă©tait dur pour ses os La fabuleuse actrice avait hĂąte d'arriver, de sentir la chaleur du théùtre.
LepĂšre, câĂ©tait Lucien, le fils, câĂ©tait Sacha. Sang de __ : insulte dans le monde de Harry Potter. Il peut ĂȘtre de transport, de caisse ou gagnant. Facebook. Twitter. Google+. Pinterest. â CodyCross Cirque Groupe 85 Grille 2 CodyCross Cirque Groupe 85 Grille 4 â. Laisser un commentaire Annuler la rĂ©ponse. Votre adresse de messagerie ne sera pas publiĂ©e. Les champs obligatoires
. Curieux de nature, Bertrand est toujours Ă lâaffut du moindre petit scoop. PassionnĂ© par le football, il nâest jamais bien loin du ballon rond et de toutes les actualitĂ©s qui en dĂ©coulent. Toutefois, lâĂ©vĂšnementiel du showbiz ou de la politique fait Ă©galement partie de ses recherches journalistiques privilĂ©giĂ©es. DĂ©cĂ©dĂ© en 2004 des suites d'un cancer du cĂŽlon, Sacha Distel aura souffert dans les derniĂšres annĂ©es de sa vie. Plus jeune, il avait dĂ©jĂ rencontrĂ© des problĂšmes de santĂ© importants. Laurent et Julien ont acceptĂ© d'Ă©voquer ce sujet dans les colonnes du magazine "Ici Paris" en novembre 2021. Sacha Distel est dĂ©cĂ©dĂ© il y a 18 ans jour pour jour d'un cancer du cĂŽlon. Le cĂ©lĂšbre interprĂšte de "La belle vie", aura connu la gloire en tant que chanteur et guitariste dans les annĂ©es 60. Il aura Ă©galement vĂ©cu de belles histoires romantiques avec Juliette GrĂ©co, Brigitte Bardot ou encore Jeanne Moreau, avant de trouver l'amour et fonder une famille avec Francine BrĂ©aud, ex-championne de ski. En revanche, sa santĂ© lui aura souvent jouĂ© des tours . "Il a eu un cancer de la thyroĂŻde au milieu des annĂ©es 1970, suivi d'une opĂ©ration des cordes vocales. Pour un chanteur, c'Ă©tait dur " rĂ©vĂ©lait son fils Julien en novembre 2021 dans les colonnes d'Ici Paris, venu tĂ©moigner des soucis de santĂ© de son pĂšre avec son frĂšre Laurent. "Il a eu un mĂ©lanome de la peau, dont le pourcentage de guĂ©rison n'est que de 2%. Il a fait des chimios, et s'en est sorti. Ensuite, les mĂ©decins lui ont diagnostiquĂ© un cancer du cĂŽlon, trop tard" rajoute Julien. Cette derniĂšre pathologie aura malheureusement Ă©tĂ© fatale Ă l'artiste. "On est optimistes" Ses deux enfants ont Ă©galement confiĂ© au magazine avoir hĂ©ritĂ© de certains traits de la personnalitĂ© de leur papa, visibles dans leur quotidien. "On est optimistes, ça vient aussi de notre mĂšre ! Sacha Ă©tait trĂšs sensible mais savait dire les choses. Moi aussi. Et je veux pouvoir me demander le jour oĂč je vais partir "Est-ce que j'ai eu la belle vie ?" J'ai une vie trĂšs agrĂ©able, j'ai eu une enfance joyeuse, j'avance, la vie est courte !" ont-il expliquĂ©. Les deux frĂšres n'ont pas eu le mĂȘme parcours de vie. Laurent a rĂ©vĂ©lĂ© avoir appris la mĂ©canique chez un prĂ©parateur de voitures, avant de travailler pour le Paris-Dakar course de rallye, ndlr et dans l'Ă©quipe de recherche et dĂ©veloppement du programme 905 dont Le Mans. De son cĂŽtĂ©, Julien, aprĂšs avoir travaillĂ© dans le sponsoring sportif, s'est lancĂ© dans l'immobilier, et plus prĂ©cisĂ©ment dans la location de chalets et d'appartements de luxe. Aucun d'entre eux n'aura donc hĂ©ritĂ© de la fibre artistique de leur papa... Mais comme le dit si bien le proverbe "Il faut de tout pour faire un monde" ! Abonnez-vous Ă Purepeople sur facebook
Synopsis Lucien, le pÚre de Sacha Guitry, ajoute à sa passion essentielle, celle qu'il nourrit pour le théùtre et qui l'amÚne à jouer, trÚs jeune, devant le tsar, une passion non moins pressante, celle des femmes. Il tombe amoureux d'une jeune et jolie personne, a
Dans ta peau Sybille a perdu son amour et le leader de son groupe de musique. Perdu au sens littĂ©ral il sâest Ă©vaporĂ© sans laisser de trace, comme le chanteur Alain Kan en 1990. Face Ă cette disparition, Sybille loue un appartement pour sây enfermer. Ce lieu va agir comme un rĂ©vĂ©lateur depuis quâelle est enfant, elle entend une voix au fond dâelle quâelle a toujours cherchĂ© Ă faire taire. Cette voix va prendre les commandes de sa vie. Conte fantastique Ă©crit avec lâauteur-compositeur Romain Tiriakian, Dans ta peau aborde la longue quĂȘte pour trouver sa voix/e. Celle au fond de sa gorge et celle dans laquelle on sâembarque. Cette piĂšce charrie aussi lâhistoire des crĂ©atrices qui se sont fait passer pour un autre quand il Ă©tait impossible de signer de leur nom. Câest lâhistoire dâun travestissement, des masques que lâon doit mettre pour se rĂ©vĂ©ler. NOTE DâINTENTION Ă lâheure oĂč les artistes sont encouragĂ©s Ă nous ouvrir une fenĂȘtre sur leur intimitĂ©, souvent factice et bĂątie de toutes piĂšces par des agences de com, on peut questionner le pouvoir dâattraction de lâanonymat, du sans visage qui finalement en devient mille. Comme dans Dorian Gray, le roman fantastique dâOscar Wilde, il y a dans cette histoire un prix Ă payer pour entrer dans la lumiĂšre. Sybille fait une sorte de pacte, une nuit. Elle laisse la place Ă son autre elle » sans savoir si elle pourra le contrĂŽler. Et immanquablement elle se laissera dĂ©passer et devra ĂŽter son masque pour ne pas ĂȘtre aspirĂ©e. » â Julie MĂ©nard EXTRAIT Aveugle, jâ eÌcoute pour la premieÌre fois ma respiration Et suis frappeÌe par une conviction Implacable Quelque chose doit se passer Ou cesser Et tout mâ apparaiÌt clair soudain dans le noir Mille possibiliteÌs en un instant Et pourtant je nâen vois que deux En finir pour de bon Ou continuer Mais sans moi Mâen sortir de moi Changer dâenveloppe Avec le soutien de la RĂ©gion Ăle-de-France pour lâĂPAT. DurĂ©e estimĂ©e 1h30 Grande Salle Carte TO Plein tarif 6⏠EntrĂ©e libre Tarif rĂ©duit 4⏠EntrĂ©e libre UniversitĂ©s, lycĂ©es, collĂšgesgratuitĂ© pour les accompagnateurs 4⏠Associations, groupesĂ partir de 6 personnes 4⏠ComitĂ© d'entreprise, adhĂ©rents Ticket-Théùtres 4⏠Ahouvi Vendredi 16 dĂ©cembre Ă 19h30 Ă la suite dâune relation intense, Ă la fois paradis sensuel et tombeau tĂ©nĂ©breux, IL est Ă bout, il ne peut plus, il coule, il cherche une nouvelle forme de vie en quĂȘte de libertĂ©. ELLE nous raconte leur histoire, depuis le premier jour, comme si le pouvoir de celle-ci lui permettait de la garder Ă lâabri dâune nouvelle tant redoutĂ©e. Au centre de leur vie conjugale, il y a le fruit de la rĂ©colte â le chien, le dĂ©ni. Câest par cette prĂ©sence animale que la tragĂ©die nous engloutit, que lâhistoire se fond. Ahouvi, en hĂ©breu, veut dire mon amour ». Ahouvi est une histoire dâamour entre un Français et une IraĂ©lienne, la sĂ©paration dâun couple face Ă la violence et la destruction, mais aussi face Ă la beautĂ© dâun champ de bataille. Ce texte est un hommage, un hymne Ă la vie et un oratorio de la douleur. NOTE DâINTENTION Ă lâĂąge de 18 ans, 4 mois avant de commencer mon service militaire comme soldat israĂ©lien Ă Gaza, jâai créé ma premiĂšre piĂšce, Sous le ciel bleu et des nuages blancs. 24 mois plus tard, jâai dĂ©sertĂ© le service militaire, et entachĂ© Ă jamais ma citoyennetĂ© israĂ©lienne. CâĂ©tait le dĂ©but dâune recherche, dâun voyage, dâun questionnement autour de mon rĂŽle comme occupant, comme un juif israĂ©lien conscient de sa responsabilitĂ©. Je ne suis pas lĂ -bas. Mais lâespace est toujours vivant dans mon corps. Jâhabite en France depuis presque 9 ans quand je commence Ă Ă©crire Ahouvi au dĂ©but de lâĂ©tĂ© 2021. Jâai en tĂȘte mon projet dâĂ©criture Adesh, nouveau volet du travail artistique que je mĂšne autour de mon identitĂ© israĂ©lienne et de la relation avec mon pays. Dans cet opus jâaborde le conflit israĂ©loarabe vu depuis lĂ -haut, vu par les oiseaux de la Cisjordanie oĂč jâai sĂ©journĂ© pendant 2 mois en rĂ©sidence de recherche. Mais pendant ce travail dâĂ©criture, pendant ce dialogue intime et intĂ©rieur, alimentĂ© par lâinquiĂ©tude que je ressens face Ă la montĂ©e du nationalisme en France, les choses ont radicalement changĂ© pour moi en tant quâauteur je veux rester en France, je veux parler dâamour, de lâamour que jâai pour la France et de lâinquiĂ©tude que je ressens pour lâavenir de ce pays. Câest ici que je me sens plus libre, plus fragile, plus vivant. Ce pays est mon refuge mais jâai peur de ne plus pouvoir rester ici. Je ne vois plus la France avec les mĂȘmes yeux, avec le mĂȘme regard, que quand je suis arrivĂ©. Je ne sais pas oĂč elle est. Je la cherche. Jâai besoin de parler dâamour parce que je suis encore ici. Jâai besoin de parler dâamour pour me prĂ©parer au moment oĂč lâon se sĂ©parera, au moment oĂč rien ne sera plus pareil. Câest le temps du mythe qui rejoint la rĂ©alitĂ©. Cet Ă©tĂ© jâai dĂ©cidĂ© de mâĂ©couter, jâai Ă©crit et terminĂ© le texte de Ahouvi dâun seul geste, mĂȘme si, au dĂ©but, ce changement de projet mâa perturbĂ©. Il est sorti de mon corps, en urgence, comme si je lâavais vomi ». CâĂ©tait douloureux et merveilleux en mĂȘme temps. Je lâai terminĂ© fin aoĂ»t 2021, ce nâest plus Adesh, mais Ahouvi. Le titre a changĂ© et lâhistoire a pris sa libertĂ©. Bien Ă©videmment, la toile de fond est toujours la relation avec mon pays, IsraĂ«l. Mais cette fois-ci je veux en parler comme une relation plus intime, amoureuse, sentimentale. Et jâai dĂ©cidĂ© de reporter Ă plus tard la crĂ©ation de Adesh. Je suis un voleur, je vole la vie, la mienne et celle des autres et je les mĂ©lange avec la fiction. La fiction câest ma libĂ©ration. En utilisant le trouble, lâhumour et lâautodĂ©rision, mon nouveau rĂ©cit prend la forme fĂ©roce dâune histoire dâamour et relate la rupture dâun couple, France-IsraĂ«l en quelque sorte. Une histoire dâamour que jâai vĂ©cu avec la France et en France depuis mon arrivĂ©e, depuis neuf ans. Une histoire qui raconte, de façon clandestine, ce que câest que dâĂȘtre Ă©tranger dans un pays, et les rĂ©percussions que cela peut avoir dans les relations ambiguĂ«s et irrĂ©guliĂšres avec son pays natal. Il sâagit dâaffronter la violence quotidienne, cachĂ©e et discrĂšte, jusquâau moment oĂč lâon devient notre propre ennemi. Il sâagit de vivre lâĂ©chec de cette histoire dâamour, dâun point de vue personnel et politique vivre lâĂ©crasement de lâutopie et le dĂ©sintĂ©ressement puis lâabandon de la France depuis le processus de paix dâOslo commencĂ© en 1993. Sur le plan diplomatique, le gouvernement français Ă©tait partagĂ© entre une amitiĂ© bienveillante et une franche hostilitĂ©. Les relations franco-israĂ©liennes ont toujours Ă©tĂ© marquĂ©es par lâopposition entre le besoin pour la France dâavoir de bons contacts avec un partenaire important au Moyen-Orient et celui de maintenir des relations correctes, voire mĂȘme privilĂ©giĂ©es, avec le monde arabe. Cette thĂ©orie permet de dĂ©mĂȘler les apparentes contradictions de la politique française Ă lâĂ©gard dâIsraĂ«l. Câest la contradiction intĂ©rieure et la complexitĂ© dans la vie de ce couple qui mâintĂ©resse. Je ne suis pas lĂ -bas. Mais lâespace est toujours vivant dans mon corps. Ahouvi devient donc le troisiĂšme volet de la Quadrilogie de ma Terre. Câest le volet de lâamour, Ahouvi est une histoire dâamour. Le premier volet TBM â Tunnel Boring Machine traitait le conflit israĂ©lo-palestinien sous lâangle politique, le deuxiĂšme The Jewish Hour lâabordait sous lâangle de la rĂ©ligion. Enfin, le quatriĂšme, Adesh, nous parlera de lâaspect Ă©conomique de ce conflit et clĂŽturera la quadrilogie depuis lĂ -haut, depuis le ciel de la Cisjordanie. Ce sont quatre objets, quatre Ă©lĂ©ments utilisant le trouble, lâhumour et lâautodĂ©rision, mon nouveau rĂ©cit prend la forme fĂ©roce de la rupture dâun couple. Une histoire dâamour que jâai vĂ©cu avec la France et en France depuis mon arrivĂ©e, depuis neuf ans. Une histoire qui raconte, de façon clandestine, ce que câest que dâĂȘtre Ă©tranger dans un pays, et les rĂ©percussions que cela peut avoir dans les relations ambiguĂ«s et irrĂ©guliĂšres avec son pays natal. Il sâagit dâaffronter la violence quotidienne, cachĂ©e et discrĂšte dans le couple, jusquâau moment oĂč lâon devient notre propre ennemi. » â Yuval Rozman EXTRAIT Mais câest ça lâamour tu comprends pas ?! Ăa devient pas mieux, ça câest lâamour, je te dis, on pĂšte ensemble sous la couette, on fait lâamour follement, je te prĂ©pare ton boudin blanc et tu appelles ma mĂšre quand jâen peux plus, ça câest lâamour. » ©DR Avec le soutien de la RĂ©gion Ăle-de-France pour lâĂPAT. Carte TO Plein tarif ⏠EntrĂ©e libre Tarif rĂ©duit ⏠EntrĂ©e libre UniversitĂ©s, lycĂ©es, collĂšgesgratuitĂ© pour les accompagnateurs ⏠Associations, groupesĂ partir de 6 personnes ⏠ComitĂ© d'entreprise, adhĂ©rents Ticket-Théùtres ⏠TRIGGER WARNING lingua ignota Jeudi 24 et vendredi 25 novembre Ă 20h 3h58. Une chambre mansardĂ©e. Murs en briques grises. Une fenĂȘtre. Zed sâaffale dans son lit, plaque son visage dans un coussin, puis relĂšve la tĂȘte. Des Ă©couteurs Ă ses oreilles, des cheveux en pĂ©tard, roses, verts ou bleus, du fard Ă paupiĂšres rose, vert ou bleu, un gros trait dâeyeliner, de longs faux-ongles noirs. Zed scrolle sur son smartphone. Le trigger warning, pratique rĂ©pandue dans les rĂ©seaux sociaux et les mĂ©dias fĂ©ministes, consiste en un avertissement Ă©crit prĂ©venant quâun contenu Ćuvre, article, post, vidĂ©o peut contenir des Ă©lĂ©ments susceptibles de dĂ©clencher ou rĂ©activer un traumatisme psychologique Ă une personne. NOTE DâINTENTION Une partition sensorielle, plastique, qui suit la meÌcanique des reÌseaux sociaux en faisant descendre sur la page et prononcer aÌ lâoral chacun des eÌleÌments apparaissant sur lâeÌcran allumeÌ, comme autant de fictions contenues entre les mains de Zed. Une partition qui utilise aussi, au sein du texte, de la musique contemporaine preÌexistante pour saisir un endroit de lâespace mental du personnage. Une partition pour diffeÌrentes voix mais un seul corps et un seul objet, un seul corps qui se confond dans lâobjet, qui tombe lorsque lâobjet tombe, rayonne lorsquâil sâeÌclaire. Car sous la matieÌre eÌpaisse du bloc qui forme la langue, il y a le personnage de Zed, et la fiction dont elle est le cĆur, et qui se joue entieÌrement dans ses doigts, dans les gestes de swipe, clique et verrouillage. Ce nâest pas simplement une expeÌrimentation formelle, mais aussi le deÌploiement dâun personnage et de son corps, son reÌcit â une tentative de travailler aÌ la fois lâexpeÌrience poeÌtique dâun coÌteÌ, mais aussi lâincarnation, la pure fiction situationnelle, en temps rĂ©el, de 3h58 Ă 5h03 du matin. La fable qui apparaĂźt trĂšs progressivement, en soubassement, est celle dâune cavale tragique sur un smartphone, au cĆur de la nuit. Lâhistoire dâune tentative de fuite fuite dâune image qui court les rĂ©seaux, dâun raid de harcĂšlement qui rĂŽde, sous-jacent, dans les mains de Zed, fuite dâune relation toxique, dâune amitiĂ© consolatrice. Une fuite de soi, aussi, de ses assignations identitaires. Un Ă©lan pour sâĂ©loigner du spectacle de la destruction de sa propre image, puis de son ĂȘtre, dans lâassaillement et le sacrifice. TRIGGER WARNING, câest lâhistoire dâun corps traquĂ© qui scrolle pour passer Ă lâimage suivante, espĂ©rant, par ce geste rĂ©pĂ©tĂ©, passer Ă autre chose. » â Marcos CaramĂ©s-Blanco EXTRAIT En haut de lâĂ©cran, la croix est Ă droite pour fermer lâappareil photo, un Ă©crou sur la gauche pour les rĂ©glages, lâĂ©clair du flash est au centre, barrĂ©, un ensemble de pictogrammes orne le cĂŽtĂ© gauche, et sur tout le reste de lâimage, le visage, qui comble lâespace du plan, desserrĂ©, laissant dĂ©sormais apparaĂźtre le cou et les Ă©paules, au-dessus du rond central blanc cerclĂ© de blanc clic long rond central le rond central sâemplit progressivement de rouge. Long silence. Wesh câest Zed. Zed soupire. Jâarrive pas Ă dormir. Silence. Vous aussi quand vous arrivez pas Ă dormir vous savez plus qui vous ĂȘtes ? Silence. Je sais pas. Zed marche dans la chambre. DĂ©couvrez la playlist du spectacle accessible ici DurĂ©e 1h20 Grande Salle Carte TO Plein tarif 6⏠EntrĂ©e libre Tarif rĂ©duit 4⏠EntrĂ©e libre UniversitĂ©s, lycĂ©es, collĂšgesgratuitĂ© pour les accompagnateurs 4⏠Associations, groupesĂ partir de 6 personnes 4⏠ComitĂ© d'entreprise, adhĂ©rents Ticket-Théùtres 4⏠Les Enchantements Au cours de trois journĂ©es de canicule oĂč le temps sâĂ©tire, six personnages, trois hommes et trois femmes, dĂ©cident progressivement de ne plus subir la chaleur et de prendre les choses en main pour amĂ©liorer leur quotidien, et si possible en parallĂšle, faire de lâargent. Explorant une langue qui prend sa source dans le bĂ©ton et les barres dâimmeuble, Les Enchantements raconte lâhistoire dâune jeunesse qui se rĂ©invente face Ă lâadversitĂ©. Elle parle de rires, dâembrouilles, mais surtout de dĂ©brouillardise, de solidaritĂ© et de la force surpuissante du collectif. EXTRAITS MAĂ â Ouais mais attends sur lâeau y a des moustiques de ouf SO â Les moustiques câest les eaux stagnantes frĂšre tu racontes quoi MAĂ â ForcĂ©ment y a des flaques CHA â En vrai jâai un truc bizarre avec les moustiques moi SO â Elle veut quoi elle encore CHA â Bah chkiffe les piqures de moustique chais pas MAĂ â Attends tâes en train dme dire tu kiffes quâon tpompe le sang SO â Mais tâes tarĂ©e ma parole MAĂ â La go kiffe sâgratter toute la night MO â Ah ouais jâvoulais savoir câest vous qui avez deÌfonceÌ la balançoire lâautâfois nan ? LU â La rouge laÌ ah ouais ouais mais attends chte raconte câest quand on eÌtait avec les autres laÌ ils cherchaient les histoires de ouf moi tu mâconnais jâveux pas dâprobleÌmes mais jamais il sâapproche ça y est câest bon il fait quoi alors câest pas jâmarche vers lui genre jâvais tâenculer MO â Câest pas ça quâchte dâmande lâhistoire jâla connais juste va reÌparer LU â Chuis quoi moi reÌparateur de balançoires MO â Tu casses tu reÌpares LU â Mais tâas fumeÌ toi jâai autre chose aÌ foutre MO â Tu casses tu reÌpares Avec le soutien de la RĂ©gion Ăle-de-France pour lâĂPAT. © tennysan_ DurĂ©e estimĂ©e 1h30 Petite Salle Carte TO Plein tarif 6⏠EntrĂ©e libre Tarif rĂ©duit 4⏠EntrĂ©e libre UniversitĂ©s, lycĂ©es, collĂšgesgratuitĂ© pour les accompagnateurs 4⏠Associations, groupesĂ partir de 6 personnes 4⏠ComitĂ© d'entreprise, adhĂ©rents Ticket-Théùtres 4⏠Grand-duc Parlons dâamour. Parlons par la mĂȘme occasion de la mort, deux thĂšmes intimement liĂ©s. En lâoccurrence, câest Ă travers la mort que lâon parlera dâamour. Un homme est retrouvĂ© mort dans sa baignoire. Ce mort parle mais est-il entendu ? Ă lâinspecteur chargĂ© dâenquĂȘter. Une enquĂȘte donc, et des entretiens avec cellesceux qui lâont connu. Entretiens sur les rapports quâilelles avaient et sur lâamour quâilelles se donnaient. Et Ă travers ces entretiens, deviner le manque dâamour, le besoin de connexion, le besoin de sens ou de transcendance, deviner la solitude. Ă travers ces entretiens, chercher une vĂ©ritĂ©, sâil y en a une. NOTE DâINTENTION Alexandre HorrĂ©ard, sur son processus dâĂ©criture Pour parler des rapports entre les gens, lâidĂ©e sâest imposĂ©e quâil fallait jouer avec la narration. Jâai donc voulu un rĂ©cit portĂ© par un acteur seul, qui parle dâun endroit insolite, la mort, et qui navigue entre les regards croisĂ©s des personnages. Paroles rapportĂ©es, paroles rapportĂ©es Ă lâintĂ©rieur de paroles rapportĂ©es, paroles rĂ©citatives, paroles injonctives, paroles performatives. Qui navigue Ă©galement entre les tons, entre le dĂ©sespĂ©rĂ© et lâironique, entre lâintime et le lyrique, entre la fraternitĂ© et la mĂ©chancetĂ©. Jâai voulu suivre lâinspecteur pas Ă pas, de prĂšs, prĂ©cisĂ©ment, dans les gestes anodins et les pensĂ©es intimes et les attitudes banales. Jouer avec cette prĂ©cision, jouer avec cette banalitĂ©, puis tomber peu Ă peu dans les abĂźmes de lâangoisse. » â Alexandre HorrĂ©ard Laurent Charpentier, sur sa rencontre avec Alexandre HorrĂ©ard En 2016, je rencontre Alexandre HorrĂ©ard dans un cours de théùtre oĂč il est mon Ă©lĂšve. Nous nous lions dâamitiĂ©, lors de conversations souvent littĂ©raires Thomas Mann, Peter Handke, Georges PĂ©rec. Je le dĂ©couvre trĂšs attirĂ© par le théùtrerĂ©cit » et des formes théùtrales narratives innovantes auxquelles je travaille. Je lui conseille Crimp, Viripaev, Minyana. Quelques annĂ©es plus tard, je dĂ©couvre la premiĂšre piĂšce quâil a Ă©crite Une grande Ă©tendue dâeau et jây distingue une audace formelle, une maĂźtrise de la langue et un sens de la capture des dĂ©tails, des symptĂŽmes de lâexistence. Plus tard encore, câest le confinement, je lui suggĂšre en passant dâĂ©crire une piĂšce que jâinterprĂšterais. JâĂ©voque mon goĂ»t pour Simenon ou Manchette, la littĂ©rature noire⊠Fin du confinement. Alexandre passe me voir avec en main le texte Grand-duc, qui met en scĂšne un inspecteur de police sur une scĂšne de crime. [âŠ] Mettre en scĂšne ce texte Ă©crit sur-mesure » mâa paru Ă©vident dĂšs la lecture, tant il rĂ©pond Ă mes recherches dâacteur et Ă mes prĂ©occupations théùtrales depuis plusieurs annĂ©es lâexploration du spectre entre lâincarnation et la narration, le dialogue de ces registres et, dans la variation des jeux, des rythmes et des corps du rĂ©cit, la crĂ©ation dâune théùtralitĂ© qui laisse du champ au regard du spectateur et Ă son imaginaire. » â Laurent Charpentier Grand-duc a fait lâobjet en juin 2021, dâune rĂ©sidence au Studio des auteurs, grĂące au soutien de Théùtre Ouvert â Centre National des Dramaturgies Contemporaines et de la SACD. Texte Alexandre HorrĂ©ard Mise en scĂšne et interprĂ©tation Laurent Charpentier, assistĂ© de JĂ©rĂ©my Flaum Dispositif scĂ©nographique Gaspard Pinta Conception lumiĂšres LaĂŻs Foulc Conception sonore en cours Conseil chorĂ©graphique Alexandre Nadra Production En Votre Compagnie / Olivier Talpaert Carte TO Plein tarif 20⏠10⏠Tarif rĂ©duit 14⏠8⏠UniversitĂ©s, lycĂ©es, collĂšgesgratuitĂ© pour les accompagnateurs 8⏠Associations, groupesĂ partir de 6 personnes 8⏠ComitĂ© d'entreprise, adhĂ©rents Ticket-Théùtres 12⏠LâĂge de dĂ©truire Vendredi 18 et samedi 19 novembre Ă 20h Au dĂ©but des annĂ©es 1990, Elsa et sa mĂšre emmĂ©nage dans un nouvel appartement. Pour Elsa, sept ans, câest la dĂ©couverte dâun autre dĂ©cor dâenfance. Pour la mĂšre, jusquâalors locataire, câest un changement de statut social auquel elle ne parvient pas Ă sâadapter. Entre les murs de lâappartement, câest la violence silencieuse, lâemprise, puis lâabus qui se dĂ©chaĂźnent. Vingt ans plus tard, quand sonne lâheure de quitter les lieux, vient aussi le moment de rĂ©gler ses comptes. Depuis sept ans, Justine Berthillot et Pauline Peyrade explorent les territoires de rencontre entre le mouvement et lâĂ©criture littĂ©raire. LâĂge de dĂ©truire se construit en deux parties. La premiĂšre Ăąge un est une performance acrobatique, le portrait en mouvement dâune femme qui ne parvient pas Ă occuper son lieu de vie. Ă Théùtre Ouvert, Justine et Pauline proposent une lecture de la deuxiĂšme partie Ăąge deux, le rĂ©cit dâune jeune femme confrontĂ©e Ă la vente de lâappartement dans lequel elle a grandi. EXTRAIT Nous avons des mains identiques. Seule lâĂ©preuve du temps permet de les distinguer. Elles prennent chacune leur caractĂšre, se blessent Ă diffĂ©rents endroits. Nos articulations sont marquĂ©es, lâindex et lâannulaire courbĂ©s vers lâintĂ©rieur, ils semblent vouloir se rejoindre. Sa paume est charnue, la mienne creusĂ©e, ses doigts sont plus Ă©pais, plus solides que les miens, frĂȘles encore et espacĂ©s, trop fins pour se toucher quand je les rassemble. Elle ne quitte plus les bagues qui lui viennent de ma grand-mĂšre, elles ont pris chair dans sa chair, comme si les pierres prĂ©cieuses avaient poussĂ© sur ses phalanges, le mĂ©tal coulĂ© de sa peau. Elles seront Ă toi, un jour. Je ne la crois pas quand elle dit ça. Il faudrait les scier, dĂ©sincruster le mĂ©tal dâelle. Ce serait un carnage. LâĂge de dĂ©truire est une adaptation du premier roman de Pauline Peyrade, Ă paraĂźtre aux Ăditions de Minuit. Avec le soutien de la RĂ©gion Ăle-de-France pour lâĂPAT. DurĂ©e estimĂ©e 50 minutes Petite Salle Carte TO Plein tarif 6⏠EntrĂ©e libre Tarif rĂ©duit 4⏠EntrĂ©e libre UniversitĂ©s, lycĂ©es, collĂšgesgratuitĂ© pour les accompagnateurs 4⏠Associations, groupesĂ partir de 6 personnes 4⏠ComitĂ© d'entreprise, adhĂ©rents Ticket-Théùtres 4⏠ZoĂ© et maintenant les vivants Lundi 14 et mardi 15 novembre Ă 20h titre provisoire LâĂ©criture de ThĂ©o Askolovitch Ă©volue entre humour et tragique. Il dĂ©crit la vie telle quâil la connaĂźt, avec un sourire. AprĂšs 66 jours, monologue sur le combat dâun jeune homme face au cancer créé Ă Théùtre Ouvert, ThĂ©o Askolovitch poursuit son travail sur le thĂšme de la rĂ©paration. ZoĂ© et maintenant les vivants aborde le sujet du deuil, de la relation que lâon entretient avec les mortes, et avec cellesceux qui restent. Dix ans aprĂšs la perte dâun ĂȘtre cher, le pĂšre, la fille et le fils nous racontent avec dĂ©licatesse les Ă©tapes de leur reconstruction. Ilelles se rappellent lâannonce, lâenterrement, les rites religieux, puis la vie dâaprĂšs et dressent le portrait intime dâune famille qui rĂ©sonne en chacune de nous. EXTRAIT Au loin la voiture se gare et en sortent les personnes en charge de transporter le cercueil. Nola â Papa je crois quâil y a un problĂšme. Lucien â Quoi ? Nola â Regarde la tombe, câest normal quâil y ait une Ă©norme croix dessus ? Temps, les trois se regardent. Lucien â Putain ils se sont trompĂ©s ces cons. Sacha â Mais attends on fait comment lĂ , parce que si mamie elle voit ça elle va mourir elle aussi ! Nola â Faut la faire enlever. Sacha â Ouais mais on va pas ramener un pied de biche au milieu de toutes ces familles en deuil quand mĂȘme ! Lucien â Si on met un grand drap sur le cercueil peut-ĂȘtre que la famille de maman le verra pas. Sacha â Tâes sĂ©rieux lĂ papa ? Lucien â Mais non⊠un peu. Nola â Ah mais regardez, il y a une famille qui va vers le cercueil. Sacha â Oh putain câest pas le nĂŽtre. NOTE DâINTENTION ZoĂ© et maintenant les vivants â titre provisoire, est mon deuxiĂšme projet dâĂ©criture. AprĂšs 66 jours â monologue et seul en scĂšne sur le combat dâun jeune homme face au cancer â câĂ©tait logique de continuer Ă Ă©crire sur le thĂšme de la rĂ©paration, câĂ©tait une Ă©vidence. Cette fois-ci, jâai voulu parler du deuil. De la rĂ©surrection. Jâai dĂ©cidĂ© dâaxer lâĂ©criture sur trois personnages le pĂšre, la fille et le fils. Dix ans aprĂšs la perte dâun proche, une famille nous raconte les Ă©tapes de leur reconstruction. Ils retracent leur passĂ© et racontent leur prĂ©sent. Ils se rappellent lâannonce, lâenterrement, les rites religieux, puis la vie dâaprĂšs. Ils se rappellent avec bonheur les souvenirs de celle qui leur a Ă©tĂ© enlevĂ©e. Ils racontent. Ă quel point passer de lâenfance Ă lâĂąge adulte peut-ĂȘtre brutal ? Les trois personnages sont liĂ©s par leur histoire, mais chacun se rĂ©pare diffĂ©remment avec ses souvenirs. Le deuil est une pĂ©riode de cicatrisation, de guĂ©rison, dâun retour Ă la vie. Jâai voulu travailler autour du prisme de chaque personnage, comment une mĂȘme situation peut ĂȘtre vĂ©cue de diffĂ©rentes maniĂšres, comment la rĂ©alitĂ© de chacun peut ĂȘtre dissemblable ? Ce rĂ©cit est un puzzle. Dans cette piĂšce, il nây aura pas de chronologie entre les scĂšnes. Ce seront des moments de vie, qui bout Ă bout formeront une histoire. Le texte alternera des monologues intimes de chaque personnage, des scĂšnes de vie entre les trois protagonistes, qui confrontent des idĂ©es et des scĂšnes de flashbacks qui retracent des moments de leur passĂ©. Jâai pour habitude dâalterner dans lâĂ©criture lâhumour et le tragique ». Raconter la vie comme je la connais, avec un sourire. Câest comme cela, je pense, que ces histoires peuvent rĂ©sonner en chacun. Depuis quelques annĂ©es, je crois quâinconsciemment je me dirige vers des projets qui parlent de la famille. La famille. Câest peut-ĂȘtre ce quâil y a de plus important pour moi. Ce texte est une suite logique. Jâai poussĂ© le curseur un peu plus loin. ZoĂ© et maintenant les vivants â titre provisoire est mon deuxiĂšme texte mais aussi ma quatriĂšme mise en scĂšne. AprĂšs Deux FrĂšres, La Maladie de la famille M textes de Fausto Paravidino et 66 jours., je souhaite aussi me recentrer sur la mise en scĂšne, proposer une scĂ©nographie plus lĂ©chĂ©e aprĂšs le plateau nu de 66 jours, tout en gardant le texte et les acteurs au centre. Ce texte parlera de la relation quâon entretient avec nos morts, et avec ceux qui restent. » â ThĂ©o Askolovitch Avec le soutien de la RĂ©gion Ăle-de-France pour lâĂPAT. Texte et mise en espace ThĂ©o Askolovitch Avec Marilou Aussilloux, StĂ©phane CrĂ©pon, Olivier Sitruk Ă partir de 12 ans DurĂ©e 1h20 Grande Salle Carte TO Plein tarif 6⏠EntrĂ©e libre Tarif rĂ©duit 4⏠EntrĂ©e libre UniversitĂ©s, lycĂ©es, collĂšgesgratuitĂ© pour les accompagnateurs 4⏠Associations, groupesĂ partir de 6 personnes 4⏠ComitĂ© d'entreprise, adhĂ©rents Ticket-Théùtres 4⏠Surface de rĂ©paration đ€ Samedi 27 Ă 19h et dimanche 28 aoĂ»t Ă 17h Surface de rĂ©paration đ€ CHANTIER DES AUTEURRICES DU 20 AU 28 AOĂT Avec Antoine Aresu, TimothĂ©e IsraĂ«l, Tatiana Gusmerini, Sarah Hassenforder, Mahaut Leconte, Azilys Tanneau Surface de rĂ©paration đ€ propose un espace de recherche sur lâart du montage, une technique dâĂ©criture Ă lâĆuvre dans la pratique dâautrice/performeuse de théùtre de Sonia Chiambretto. Pendant huit jours Ă Théùtre Ouvert, de jeunes auteurrices ont partagĂ© leur expĂ©rience de lâĂ©criture et se sont confrontĂ©es Ă la dramaturgie des unes et des autres. Ă partir de textes en cours quâilelles ont apportĂ© pour ce chantier collectif, ilelles ont Ă©laborĂ© ensemble un rĂ©cit commun, grĂące au montage poĂ©tique de la forme. Suvi de Lettre Ă une jeune poĂ©tesse LECTURE PERFORMANCE de et par Sonia Chiambretto Lâautrice prĂ©sente une lecture performance de sa lettre issue du recueil Lettres aux jeunes poĂ©tesses, paru aux Ăditions de lâArche en 2021. Le texte est paru aux Ăditions de lâArche, dans la collection Des Ă©crits pour la parole ». Sonia Chiambretto est reprĂ©sentĂ©e par LâArche, agence théùtrale. _____________ ENTRĂE LIBRE SUR RĂSERVATION Billetterie en ligne 01 42 55 74 40 resa DurĂ©e estimĂ©e 1h Grande Salle Carte TO Plein tarif ⏠EntrĂ©e libre Tarif rĂ©duit ⏠EntrĂ©e libre UniversitĂ©s, lycĂ©es, collĂšgesgratuitĂ© pour les accompagnateurs ⏠Associations, groupesĂ partir de 6 personnes ⏠ComitĂ© d'entreprise, adhĂ©rents Ticket-Théùtres ⏠JUILLET 1961 ĂteÌ 1961. ChloeÌ et Clarisse vivent dans le meÌme quartier aÌ la porte du centre-ville. ChloeÌ se prostitue pour boucler ses fins de mois et ce jour-laÌ, son client sâaveÌre eÌtre un inspecteur de police aÌ la recherche de son peÌre. Clarisse, elle, rythme sa journeÌe en naviguant entre son emploi du matin et celui du soir. Pendant ce temps, leurs filles Mary et Dani, explorent la ville jusquâaÌ assister aÌ dâineÌvitables violences, des souleÌvements qui remontent jusquâaÌ leur quartier dans un implacable tempo. NOTE DâINTENTION En 2017, je tombe sur un clicheÌ pris par le photographe ameÌricain Garry Winogrand. HanteÌe par cette image, je plonge dans sa seÌrie de photographies prises durant les anneÌes 60. Un texte gonflait dans mon ventre nourrit par lâeÌnergie, le mouvement, lâimprovisation imposeÌe par ces photos. Câest JUILLET 1961. Mais pourquoi 1961? Pourquoi pas 1963, 1964, 1968 ? Ces anneÌes frappantes, saillantes, socialement aux Etats-Unis. Je choisis 1961 parce que câest une anneÌe qui semble plane, une anneÌe moins visibiliseÌe. Le but est que lâeÌpoque ne prenne pas le dessus sur le texte, mais quâon reste en conscience du contexte de la Grande Histoire dans le lieu que jâai choisi Chicago. Cette ville est un personnage de JUILLET 1961. Elle cristallise les tensions sociales et ethniques, puisque câest de cela quâil sâagit, de meÌme que les ambitions de consommation, de liberteÌ, de rencontres par le jazz. Ă travers le regard de deux femmes, je veux interroger les meÌcanismes de lâimmobilisme et du changement. Elles vivent sur le meÌme territoire mais dans deux reÌaliteÌs paralleÌles. EÌcraseÌe par leurs besoins de travailler, elles deÌambulent dans la ville jusquâaÌ en devenir lâobjet. Leurs enfants les confrontent aÌ la reÌaliteÌ de leur condition sociale. Une geÌneÌration qui dit non aÌ la violence, et qui pour ce faire lâembrasse peut-eÌtre, cette violence. JusquâouÌ serait-on preÌt aÌ aller pour sâeÌmanciper de sa condition sociale ? De sa dite âassignationâ? Le jazz sera au cĆur du projet graÌce aÌ mes partenaires le pianiste Roberto Negro et le batteur Sylvain Darrifourcq. Sur le plateau, Ecriture et Musique ne feront plus quâun. Lâaxe musical sera travailleÌ aÌ partir du texte sans en appuyer la narration. Modeler ensemble la prose et le son pour aboutir aÌ une forme adaptable des grands theÌaÌtres au petit club, ouÌ lâon ne saurait plus dire si on assiste aÌ un concert ou aÌ une pieÌce de theÌaÌtre. En 2021, soixante ans se seront eÌcouleÌs depuis 1961, une nouvelle geÌneÌration se confronte aÌ lâheÌritage historique de leurs parents. Ce spectacle pourrait eÌtre accompagneÌ de teÌmoignages, confeÌrences et expositions. » â Françoise DĂŽ CrĂ©ation le 10 janvier 2022 au Théùtre de Vanves AVEC LE SOUTIEN de la Direction des Affaires Culturelles de la Martinique, du ministĂšre des Outre-mer, des Fonds dâaide aux Ă©changes artistiques et culturels pour les Outre-mer FEAC, de La ComĂ©die de Saint-Ătienne â CDN, du Théùtre de Vanves â scĂšne conventionnĂ©e dâintĂ©rĂȘt national Art et crĂ©ation pour la danse et les Ă©critures contemporaines Ă travers les arts, de Théùtre Ouvert â Centre National des Dramaturgies Contemporaines, du Printemps des comĂ©diennes dans le cadre du Warm up, de la CitĂ© internationale des arts de Paris, de Tropiques Atrium â ScĂšne Nationale de Martinique, de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon â Centre national des Ă©critures du spectacle, de ETC_CaraĂŻbes, des Francophonies â Des Ă©critures Ă la scĂšne, de LâOdyssĂ©e â Lâautre rive â ville dâEybens, de la fondation FACE, et des services culturels de lâambassade de France Ă New-York pour la traduction en anglais par NathanaĂ«l. Remerciements Ă Adrien Chiquet, Alfred Alexandre et son Ă©quipe dâETC_CaraĂŻbe. DurĂ©e 1h10 Grande Salle Carte TO Plein tarif 20⏠10⏠Tarif rĂ©duit 14⏠8⏠UniversitĂ©s, lycĂ©es, collĂšgesgratuitĂ© pour les accompagnateurs 8⏠Associations, groupesĂ partir de 6 personnes 8⏠ComitĂ© d'entreprise, adhĂ©rents Ticket-Théùtres 12⏠Salle des fĂȘtes Pour Ă©pargner Ă son frĂšre Samuel une Ă©niĂšme hospitalisation psychiatrique, Marion dĂ©cide avec sa compagne Lyn de lâassocier Ă leur nouveau projet de vie racheter le site dâune ancienne usine dans un petit village Ă la campagne pour le rĂ©nover et lâhabiter. En sâinstallant, le trio devient Ă©galement propriĂ©taire des trois Ă©cluses rattachĂ©es au domaine. Mais leur rĂȘve de dĂ©croissance et dâhabitat partagĂ© va se heurter Ă une rĂ©alitĂ© de terrain. La rĂ©gion faisant face Ă une crue sans prĂ©cĂ©dent, cette acquisition devient le centre dâenjeux politiques auxquels ilelles ne sâĂ©taient pas prĂ©parĂ©es. Dans le huis-clos de la salle des fĂȘtes du village, ilelles sont forcĂ©es dâinterroger leur utopie et Ă se confronter Ă la complexitĂ© des rapports entre bien commun et propriĂ©tĂ© privĂ©e, ambitions Ă©cologiques et prĂ©caritĂ© sociale. NOTE DâINTENTION Lâailleurs est peut-ĂȘtre aujourdâhui moins lâespace de la conquĂȘte que celui du retour. Pour lâesprit aventurier contemporain, il convient finalement de trouver sa place, mais autrement. Salle des fĂȘtes propose ainsi une rĂ©flexion sur lâutopie comme cet autrement, mais aussi sur la dualitĂ© entre le fait dâagir et celui dâespĂ©rer. Quand il nây a plus de bonnes solutions », lâespoir est-il pour autant Ă proscrire ? » â Baptiste Amann EXTRAIT MARION â Alors câest Ă©tonnant depuis quelques annĂ©es⊠chaque fois que jâentends le nom dâune saison jâai du Vivaldi dans la tĂȘte. En fait câest pire jâai la pub pour lâOpel Astra qui dĂ©file mentalement. Jâai un peu honte je dois dire. En matiĂšre de synesthĂ©sie câest assez pauvre. Jâaurais aimĂ© ĂȘtre plus surprenante. Câest tout de mĂȘme un sujet ça ! Ce fantasme Ă cĂŽtĂ© duquel on marche, et dont on sâĂ©loigne Ă mesure quâon grandit. Adolescente je voulais ĂȘtre Arthur Rimbaud sinon rien ; Rimbaud voyait des couleurs dans les lettres de lâalphabet. Moi, quand jâĂ©coute Vivaldi, je vois juste une bagnole. » © Pierre Planchenault PRODUCTION LâANNEXE COPRODUCTION La ComĂ©die de BĂ©thune â CDN Hauts-de-France, La ComĂ©die de Saint-Ătienne, TnBA â Théùtre national de Bordeaux en Aquitaine, Le MĂ©ta â CDN de Poitiers Nouvelle-Aquitaine, OARA â Office Artistique de la RĂ©gion Nouvelle-Aquitaine, Théùtre Dijon-Bourgogne â CDN, Nouveau Théùtre de Montreuil â CDN, Le ZEF â scĂšne nationale de Marseille, Théùtre Ouvert â Centre National des Dramaturgies Contemporaines AVEC LE SOUTIEN du Fonds dâInsertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, DRAC et RĂ©gion Sud, du Fonds SACD Théùtre. Ce texte est laurĂ©at de lâAide Ă la crĂ©ation de textes dramatiques â ARTCENA. LâANNEXE est conventionnĂ©e par le ministĂšre de la Culture â DRAC Nouvelle-Aquitaine, subventionnĂ©e par la Ville de Bordeaux et la rĂ©gion Nouvelle-Aquitaine. Baptiste Amann est associĂ© Ă La ComĂ©die de BĂ©thune â CDN Hauts-de-France, au MĂ©ta â CDN de Poitiers Nouvelle-Aquitaine ainsi quâau Théùtre Public de Montreuil, Centre dramatique national 2022-2025. Il est Ă©galement artiste compagnon du TnBA â Théùtre national de Bordeaux en Aquitaine. Texte et mise en scĂšne Baptiste Amann Collaboration artistique AmĂ©lie Enon Avec Olivier Brunhes, Alexandra Castellon, Julien Geffroy, Suzanne Jeanjean, Lisa Kramarz, Caroline Menon-Bertheux, RĂ©mi Mesnard, Yohann Pisiou, Samuel RĂ©hault, Marion Verstraeten RĂ©gie gĂ©nĂ©rale François Duguest CrĂ©ation lumiĂšre Florent Jacob CrĂ©ation sonore LĂ©on Blomme Plateau et rĂ©gie scĂšne Philippe Couturier ScĂ©nographie Florent Jacob Construction dĂ©cor Ateliers de la ComĂ©die de Saint-Ătienne Costumes Suzanne Aubert, Estelle Couturier-Chatellain Direction de production, diffusion Morgan HĂ©lou Mardi, mercredi 19h30 Jeudi, vendredi, samedi 20h30 Dimanche 16h Carte TO Plein tarif 20⏠10⏠Tarif rĂ©duit 14⏠8⏠UniversitĂ©s, lycĂ©es, collĂšgesgratuitĂ© pour les accompagnateurs 8⏠Associations, groupesĂ partir de 6 personnes 8⏠ComitĂ© d'entreprise, adhĂ©rents Ticket-Théùtres 12âŹ
ï»żAccueil âąAjouter une dĂ©finition âąDictionnaire âąCODYCROSS âąContact âąAnagramme Le pĂšre, c'Ă©tait Lucien, le fils, c'Ă©tait Sacha â Solutions pour Mots flĂ©chĂ©s et mots croisĂ©s Recherche - Solution Recherche - DĂ©finition © 2018-2019 Politique des cookies.
Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Si, de l'au-delĂ oĂč il se trouve depuis le 24 juillet 1957, Sacha Guitry peut voir ce qui se passe sur la Terre, il doit bien s'amuser. Il y a en effet quelque humour Ă ĂȘtre aujourd'hui canonisĂ© comme auteur de films, lui qui, de son vivant, ne fut pas considĂ©rĂ© comme un cinĂ©aste _ sauf durant ses derniĂšres annĂ©es, grĂące Ă AndrĂ© Bazin et, surtout, Ă François Truffaut. En mĂȘme temps que la prĂ©sentation de son oeuvre complĂšte Ă la CinĂ©mathĂšque paraĂźt un gros ouvrage, Sacha Guitry cinĂ©aste, aux Ă©ditions Yellow Now, et qui fera dĂ©sormais autoritĂ© 1 _ mĂȘme si, de Jacques Lorcey 2 Ă NoĂ«l Simsolo 3, les Ă©tudes sur Guitry n'ont pas manquĂ©. Alexandre Pierre Georges Guitry est nĂ©, dix ans avant le cinĂ©matographe des frĂšres LumiĂšre, le 21 fĂ©vrier 1885 Ă Saint-PĂ©tersbourg, oĂč son pĂšre, le cĂ©lĂšbre acteur Lucien Guitry, se trouvait en tournĂ©e. Alexandre, dit Sacha, grandit dans la frĂ©quentation des monstres sacrĂ©s de la scĂšne dont Sarah Bernhardt. La personnalitĂ© de son pĂšre, qu'il admira, puis avec lequel il se brouilla pour mieux se rĂ©concilier quatorze ans plus tard, le marqua pour toujours. Il se voulut acteur, puis se mit Ă Ă©crire. Sa premiĂšre piĂšce en trois actes, son premier succĂšs, date de 1906. C'est Nono, bientĂŽt suivi de Chez les zoaques. Il va dominer le théùtre de boulevard des annĂ©es 20 et 30, auteur-acteur quelque peu narcissique, dont l'esprit brillant, souvent caustique, passe Ă merveille dans des oeuvres sur l'amour, le couple il aura plusieurs Ă©pouses, la jalousie, les moeurs bourgeoises, les chroniques historiques aussi. Guitry connaĂźt le cinĂ©ma Ă ses dĂ©buts, quand les monstres sacrĂ©s de la scĂšne se produisent dans les mises en scĂšne théùtrales du " film d'art ". D'oĂč son idĂ©e de filmer des artistes dans l'exercice de leur crĂ©ation, pour en conserver des tĂ©moignages documentaires. Avec une camĂ©ra d'amateur, il tourne, en 1914-1915, ce qui deviendra Ceux de chez nous. On y voit Auguste Rodin, Me Henri Robert, Claude Monet, AndrĂ© Antoine, Camille Saint-Saens, Edouard Degas, Edmond Rostand, Auguste Renoir, Sarah Bernhardt, Anatole France, Lucien Guitry. Des scĂšnes brĂšves, des gros plans, un document historique considĂ©rable qui sera remaniĂ© pour la tĂ©lĂ©vision en 1952 par FrĂ©dĂ©ric Rossif, avec des images de Sacha Guitry Ă son bureau et un commentaire parlant. Le parlant, justement, c'est ce qui lui manque lors de cette premiĂšre tentative, et durant toutes les annĂ©es 20. DĂšs qu'on peut enregistrer la parole, Sacha Guitry dont une piĂšce, le Blanc et le Noir, est filmĂ©e par Robert Florey et Marc AllĂ©gret se tourne vers le cinĂ©ma. Sans abandonner pour autant le théùtre, il ne le lĂąchera plus jusqu'Ă la fin de ses jours. S'Ă©lĂšve alors la fameuse querelle du " théùtre filmĂ© ", dont le grand public se moque Ă©perdument mais qui soulĂšve polĂ©miques et passions chez les critiques. Sacha Guitry, dit-on, ne se sert du cinĂ©ma que pour enregistrer ses piĂšces, prolonger leur succĂšs en cherchant un nouveau public et se montrer, lui, davantage encore. C'est faux. DĂšs 1935, aprĂšs Pasteur, piĂšce portĂ©e Ă l'Ă©cran en mĂ©moire de son pĂšre qui l'avait créée en 1919, Guitry Ă©crit directement pour le cinĂ©ma une comĂ©die originale, Bonne Chance, chant d'amour Ă Jacqueline Delubac, qu'il a Ă©pousĂ©e aprĂšs son divorce d'avec Yvonne Printemps, hymne Ă la joie de vivre, au bonheur Ă deux, film en libertĂ© rĂ©cemment redĂ©couvert le Monde datĂ© 18-19 avril. Viendront ensuite le Nouveau Testament et bon nombre de piĂšces, mais aussi, en 1936, le Roman d'un tricheur, film racontĂ© " Ă la premiĂšre personne " par Guitry. Au lieu de dĂ©couper son livre, MĂ©moires d'un tricheur, en scĂšne dialoguĂ©es, il l'a conçu comme un commentaire d'images filmĂ©es qui viennent, elles, Ă l'appui des mots. Une seule fois, et c'est d'un humour Ă©tourdissant, il introduit dans ce rĂ©cit une scĂšne dialoguĂ©e, offrant Ă Marguerite Moreno un rĂŽle et un texte comme au théùtre. Il y eut, certes, au dĂ©but des annĂ©es 30, une inflation d'adaptations de piĂšces de théùtre et d'opĂ©rettes. Et des cinĂ©astes en rĂ©action contre cette " dĂ©cadence " par rapport Ă l'art muet. Mais le rĂŽle des scĂ©naristes-dialoguistes devient vite prĂ©pondĂ©rant. Sauf chez quelques vĂ©ritables auteurs de films, comme RenĂ© Clair, les productions des annĂ©es 30 sont extrĂȘmement bavardes et, le plus souvent, interprĂ©tĂ©es par des acteurs et des actrices qui, formĂ©s au théùtre, ne dĂ©daignent pas d'apporter leur talent Ă l'Ă©cran, pour des rĂŽles secondaires et des petits rĂŽles. Nouvel espace pour les dialogues C'est dans ce contexte que Sacha Guitry transpose son univers personnel, avec les interprĂštes qu'il aime et estime, qui savent comment il faut jouer pour lui et avec lui. Avec, aussi, le soutien d'une des personnalitĂ©s les plus fortes du cinĂ©ma de l'Ă©poque le producteur Serge Sandberg. A de rares exceptions prĂšs, cet homme d'affaires produisit les films de Guitry jusqu'en 1939. Il avait misĂ© sur lui en toute amitiĂ©. Le Roman d'un tricheur connut un succĂšs international et impressionna Orson Welles... A cette Ă©poque, Guitry dĂ©clarait Ă l'hebdomadaire Pour vous " Théùtre et cinĂ©ma sont deux mĂ©tiers diffĂ©rents, dont je ne saurais mieux comparer les rapports qu'Ă ceux qui existent entre la peinture et la gravure. Sur l'Ă©cran, nous gravons nos rĂŽles. " A revoir et entendre des oeuvres directement inspirĂ©es du théùtre comme Faisons un rĂȘve, DĂ©sirĂ©, Quadrille, on se rend compte que, toute rĂ©vĂ©rence gardĂ©e Ă Marcel CarnĂ© et au rĂ©alisme poĂ©tique, les dialogues de PrĂ©vert pour Quai des brumes ont terriblement vieilli par rapport aux dialogues de ces piĂšces-lĂ . PortĂ© par l'image du " maĂźtre ", le cinĂ©ma de Guitry a inventĂ© un nouvel espace pour les dialogues et les acteurs. Nombre de cinĂ©astes commerciaux ou carrĂ©ment mĂ©diocres faisaient, dans les annĂ©es 30, un usage abusif du travelling et du panoramique _ comme, de nos jours, on le fait du zoom _ pour montrer que leur travail Ă©tait du cinĂ©ma. Guitry se reposait sur ses Ă©quipes techniques et ne faisait pas bouger la camĂ©ra sans nĂ©cessitĂ©. Et Jacqueline Delubac, en laquelle les critiques des annĂ©es 30 ne voyaient qu'une jolie femme, est une actrice Ă©tonnamment moderne, la pierre de touche des films parlants jusqu'Ă l'Accroche-coeur, que Guitry fit rĂ©aliser par Pierre Caron au moment oĂč ils allaient, elle et lui, se sĂ©parer. Ni GeneviĂšve de SĂ©rĂ©ville _ GeneviĂšve Guitry Ă l'Ă©cran _ ni, aprĂšs la guerre, Lana Marconi ne l'Ă©galeront et ne seront, d'ailleurs, aussi bien servies par ce qu'il leur propose. Fantaisies historiques Le feu d'artifice d'avant-guerre se conclue par l'Ă©blouissant bouquet de Ils Ă©taient neuf cĂ©libataires 1939, vrai bijou de la comĂ©die satirique moderne, film Ă histoires plutĂŽt qu'Ă sketches, inventĂ© pour le cinĂ©ma sur une idĂ©e comme Guitry seul peut en avoir, en hommage, semble-t-il, Ă Elvire Popesco. Sous l'Occupation, il rĂ©ussit une autre fantaisie, le Destin fabuleux de DĂ©sirĂ©e Clary, dit adieu Ă sa quatriĂšme Ă©pouse, GeneviĂšve, dans un beau drame sentimental, Donne-moi tes yeux, tourne un regrettable De Jeanne d'Arc Ă Philippe PĂ©tain, s'Ă©gare dans l'Ă©vocation de la Malibran. ArrĂȘtĂ© Ă la LibĂ©ration puis relĂąchĂ© soixante jours plus tard, il est reniĂ© par Paris Ă l'exception d'une poignĂ©e d'amis et tenu, pendant des annĂ©es, pour quantitĂ© nĂ©gligeable. Il filme ses piĂšces, le ComĂ©dien, le Diable boiteux, Deburau, d'autres encore, toujours avec le mĂȘme talent. Il Ă©crit une fable moderne, le TrĂ©sor de Cantenac, conçue et rĂ©alisĂ©e Ă la maniĂšre du Roman d'un tricheur. Son inspiration se fait plus Ăąpre, plus noire, pour les films oĂč il cĂšde sa place d'acteur Ă Michel Simon la Poison 1951, la Vie d'un honnĂȘte homme 1952. Ces chefs-d'oeuvre d'un genre nouveau attirent sur lui l'attention de la jeune critique. VoilĂ qu'on le redĂ©couvre ! Mais c'est par ses fantaisies historiques Ă grand spectacle qu'il retrouve considĂ©ration officielle et popularitĂ©. Guitry, qui avait de l'Histoire un goĂ»t et une conception Ă la Dumas, avait Ă©crit et rĂ©alisĂ© en 1937 les Perles de la couronne flanquĂ© de Christian-Jaque pour la direction technique, car le budget est important. Il y incarnait l'Ă©crivain Jean Martin, racontant cette histoire cabriolant Ă travers les Ă©poques, commentĂ©e souvent, dialoguĂ©e parfois, le mĂȘme rĂ©cit Ă©tant fait par un Anglais et un Italien. Dans Remontons les Champs-ElysĂ©es 1938, il renchĂ©rit sur l'invention et la fantaisie en faisant raconter par un instituteur sexagĂ©naire, qui lui ressemble Ă s'y mĂ©prendre, l'histoire du Rond-Point et de l'avenue, qui se confond avec celle d'une famille française teintĂ©e de sang royal ; dans ce film, il interprĂšte Ă nouveau plusieurs personnages. Bien que moins inventifs et moins vifs que les fantaisies historiques d'avant guerre, Si Versailles m'Ă©tait contĂ© 1953, NapolĂ©on 1954 et Si Paris m'Ă©tait contĂ© 1955, oĂč il va tenir ses derniers rĂŽles d'acteur, amĂšnent une rĂ©vision des valeurs encore timides. Elle prendra plus d'importance avec les oeuvres grinçantes de la fin Assassins et voleurs 1957, avec Poiret et Serrault, Les trois font la paire 1957, avec Michel Simon et Philippe Nicaud. A prĂ©sent, il est au panthĂ©on du cinĂ©ma, , aprĂšs avoir Ă©tĂ© redĂ©couvert grĂące aux diffusions tĂ©lĂ©visuelles et aux Ă©ditions vidĂ©o de ses films. Oui, lĂ oĂč il est, il doit bien s'amuser... Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă la fois Ce message sâaffichera sur lâautre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce quâune autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. 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le pÚre c était lucien le fils c était sacha