Commentse reconstruire après un burn-out ou une dépression ? Ce manuel pratique présente la méthode Quintessence qui va vous permettre de : Calmer puis chasser vos angoisses ; Découvrir vos forces et vous recentrer sur elles ; Retrouver le goût du contact avec les autres ; Reprendre confiance pour vivre pleinement ; Rééquilibrer votre vie et lui donner du sens. En 9
Sereconstruire après un burn-out - Les chemins de la rĂ©silience professionnelle de Sabine Bataille - Collection Bien-ĂŞtre au travail - Livraison gratuite Ă 0,01€ dès 35€ d'achat - Librairie Decitre votre prochain livre est lĂ
Jeconsidère l’être humain comme un tout et c'est à l'aide de mes connaissances apprises en formation, mes fabuleux chevaux, mon empathie, ma sensibilité et mon attitude positive, que je t’accompagne sur la dimension émotionnelle, mentale, physique et énergétique pour que se révèlent et s’expriment tes compétences et tes ressources.
Assureraprès un burn-out; Se reconstruire après un burn-out : les chemins de la résilience professionnelle ; Réussir son retour au travail. Bien organiser sa qualité de vie professionnelle après un burn-out ou une longue absence; Le burn-out n'est pas une fatalité; Accueil. Sélection de la langue. Adresse Ascodocpsy contact. Alertes. Je m’abonne. Boîte à outils. Contenu de la
Redonnerdu sens à sa vie et à son travail. Ce programme comprend un entretien préalable pour faire connaissance et établir clairement quels sont vos besoins. Cet entretien sera suivi de 10 séances de sophrologie d’une heure chacune . Ce programme complet d’accompagnement pour sortir du Burn-Out sera personnalisé et adapté à votre
Ilne faut surtout pas penser qu'après un burn-out le salarié a besoin de reprendre la totalité de ses attributions pour regagner confiance en lui. Inutile de rêver, il n'a plus, tout du moins les premiers jours de son retour, les
. Le burn-out, en lien avec un stress chronique et parfois aigu, se traduit par une grande fatigue émotionnelle, un cynisme vis-à -vis de son activité et une dilution du sentiment d’accomplissement au travail. Le syndrome d’épuisement professionnel se manifeste en conséquence à la fois par une érosion de l’engagement en réaction à l’épuisement, une érosion des sentiments à mesure que le cynisme s’installe et une érosion de l’adéquation entre le poste et le travailleur vécu comme une crise personnelle. Le burn-out est donc étroitement lié à un processus émotionnel, ce qui implique d’analyser le cheminement vers le retour à la vie professionnelle au prisme de ces émotions. Dès qu’il survient se met en effet en place un dispositif, inconscient ou non, de protection – psychologique et psychique – par rapport à un lieu de travail considéré comme toxique. L’adaptation au management du modèle théorique de la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross sur le processus de deuil est à ce sujet particulièrement éclairant. Si l’on reprend ce modèle par analogie, la période de burn-out correspond aux sept premières étapes. La courbe du deuil. Le mot du coach Des étapes identiques à celles du deuil La première étape, c’est le choc. On arrive à un état physique où, quasiment, le corps ne fonctionne plus, ne répond plus. La personne vit un trop-plein vis-à -vis de son travail, une situation ressentie comme très violente. Vient ensuite la deuxième étape, celle du déni. C’est une caractéristique des gens victimes de burn-out les signaux qui indiquent le surmenage ne sont pas entendus, on ne veut pas voir que cela ne va pas malgré l’épuisement caractérisé. C’est là que la personne s’effondre – et ne peut plus faire grand-chose à ce stade, impuissante et dépourvue du moindre contrôle sur les évènements. Une phase plus ou moins longue de repos est alors nécessaire, au cours de laquelle apparaît – troisième étape – la colère. La colère est une émotion de réparation face à un préjudice, une frustration ou une injustice. On prend ici conscience du fond jusqu’auquel on est descendu, on est en colère contre tout – son travail, son employeur, l’organisation –, on a le sentiment qu’on n’a pas été respecté. On a également une part de colère contre soi-même, sur laquelle il est fondamental de travailler, d’où l’importance d’un accompagnement et d’un travail psychologique. C’est une étape particulièrement difficile car elle implique un retour sur soi, en l’extériorisant, en mettant des mots dessus. Elle s’accompagne d’une autre émotion, la peur, aux multiples visages en fonction de l’histoire de la personne. La plupart du temps, les gens reviennent trop tôt au travail – souvent à l’étape de colère ou de la dépression. Il est pourtant crucial d’aller au bout du processus. Autrement, il est impossible de reprendre le travail, la colère, la peur et/ou la tristesse empêchant par exemple tout relationnel satisfaisant, notamment avec ses collègues. Un travail sur soi avant de reprendre le travail Reprendre le travail implique donc de ne pas revenir trop vite, d’avoir fait cette traversée, pris un vrai recul et fait un travail sur soi pour comprendre ce qui nous est arrivé. C’est ce qui permet d’aborder les étapes suivantes, si l’on poursuit le parallèle avec la courbe du deuil, de l’acception à la sérénité qui permet d’envisager de nouveaux projets. L’accompagnement peut faciliter l’indispensable travail sur soi à réaliser avant le retour à la vie professionnelle. Les facteurs de risques du burn-out sont, au niveau organisationnel, la surcharge de travail, la pression temporelle, le faible contrôle sur le travail, les faibles récompenses, le manque d’équité, les conflits de valeur, les demandes contradictoires et le manque de clarté dans les objectifs et les moyens. Pour aborder la reprise du travail de façon la plus sereine possible, il faut au moins s’être interrogé sur tous ces facteurs et les avoir fait résonner dans sa propre expérience. Par exemple comment puis-je gérer autrement ma charge de travail ? Ou alors, ai-je besoin de signes de reconnaissance explicites ? Que puis-je faire pour en recevoir ? Après un burn-out, les choses ne pourront plus jamais être comme avant. Le traumatisme aura créé des changements psychologiques profonds chez la personne. Dans la grande majorité des cas, l’individu observe une forme de distanciation mécanisme de protection et de mise à distance des émotions avec le travail, mais aussi dans ses relations avec les autres au travail. Elle a souvent pu prendre la mesure de ce qui est vraiment important être vivant et avoir la santé. Elle sait faire ce qui est utile pour elle en termes d’énergie, pour retrouver la joie. Si la joie n’est pas là , c’est que l’on n’est pas au bon endroit. Il faut ainsi avoir une idée précise de qu’on va mettre en place pour changer sa manière de faire au travail. Quelle est ma part de responsabilité dans ce qui m’est arrivé ? Qu’est-ce que je peux changer ? Par exemple l’hyperconnexion, via notamment les e-mails ou le travail le week-end. Il faut être capable de mettre des garde-fous pour juguler le stress et l’hyperactivité. Le burn-out trouve souvent ses origines dans une forme d’addiction au travail, qu’il faut savoir questionner. Il est également essentiel de sortir du triangle dramatique de victime-sauveur-bourreau mis en évidence par Karpman. Ne plus endosser un statut de victime, au contraire être positif. Ne plus se croire sauveur et prendre conscience qu’on n’est pas irremplaçable – et donc qu’on peut travailler moins. Et ne plus être son propre bourreau, en n’écoutant pas les signaux de fatigue par exemple, en n’étant pas assez bienveillant avec soi-même. Si le travail sur soi est fondamental, il ne peut résoudre à lui seul l’ensemble des problématiques liées aux interactions humaines. Il faut bien avoir conscience qu’à son retour au travail, les collègues ne vont pas forcément comprendre ce que l’on a vécu. Peut-être d’ailleurs que seules les personnes ayant vécu cette situation peuvent vraiment la comprendre. Il est donc d’autant plus nécessaire de mettre en place des protections, car l’organisation ne le fera pas forcément. Et se résoudre, dans les cas extrêmes, à changer de travail. Ce changement, s’il est vécu en conscience, pourra alors permettre une réelle renaissance.
Le burn-out peut permettre de se poser de nouvelles questions sur ses objectifs personnels et professionnels. Getty Images/Hero Images C'est un mal de plus en plus répandu. Conséquence d'une pression toujours plus forte sur les salariés en temps de crise ou symptôme de notre difficulté à séparer vie professionnelle et privée, le burn-out menace quasiment deux salariés sur dix, selon une enquête de 2015 réalisée par l'Institut Think pour le cabinet conseil Great Place to Work. Un syndrome qui se caractérise, si l'on s'en réfère à la définition donnée par l'OMS, par "un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d'incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail". Les personnes touchées par un burn-out n'ont en général pas d'autre alternative que l'arrêt maladie. Une mise entre parenthèses qui peut durer plusieurs semaines et dont il est compliqué de se sortir. Comment se remettre au travail après ce coup de tonnerre personnel? Comment ne pas retomber dans les mêmes écueils? Conseils et témoignages. "Incapable de bouger, de parler"Le burn-out, Antoine, ingénieur, le connaît bien. Il lui est tombé dessus il y a un an. "J'aurais dû voir les signes. J'avais de plus en plus de mal à me lever le matin pour aller bosser, alors que j'adorais mon job. Dans la journée, parfois, j'avais l'impression d'être oppressé, de ne plus pouvoir respirer. Et j'étais en boucle sur le travail. J'en rêvais la nuit. Je me relevais pour relire un dossier. J'avais sans cesse peur de faire une erreur." Offre limitée. 2 mois pour 1€ sans engagement Jusqu'à ce jour de décembre où soudain, Antoine s'est retrouvé figé devant son bureau. "Incapable de bouger, de parler. Comme si mon esprit avait décidé de démissionner. Un collègue m'a raccompagné chez moi et mon médecin m'a arrêté. Il m'a fallu deux mois pour retourner travailler, raconte Antoine. Au départ, comme je m'étais bien reposé, j'ai eu l'impression que tout allait mieux et je m'y suis remis comme si ça n'était jamais arrivé. Mais au bout de quelques semaines, tout a recommencé. Les mêmes problèmes de communication avec ma hiérarchie, les mêmes angoisses, le même épuisement. Quand les envies de suicide sont arrivées, j'ai compris qu'en réalité, c'était toute ma vie que je devais repenser." LIRE AUSSI >> Reconversion professionnelle 7 questions à se poser avant de se lancer Changer certains paramètres pour éviter la rechute Le cas d'Antoine est symptomatique de ce qu'il faudrait à tout prix éviter, analyse Laura Gélin psychanalyste. "J'ai de nombreux patients qui viennent consulter après un burn-out. Je constate que souvent, ils ont eu l'illusion que l'arrêt maladie se suffisait en soi. Mais un burn-out ne se soigne pas uniquement par du repos ou des vacances. Croire cela, c'est signer pour une rechute quasiment assurée." "Si on ne change pas plusieurs paramètres dans sa sphère professionnelle et personnelle, si on n'ajoute pas à cette prise de recul qu'est l'arrêt maladie, une prise de conscience sur ce qui est arrivé, le burn-out refait surface dans les six à huit mois, confirme Sabine Bataille, sociologue et auteure de l'ouvrage Se reconstruire après un burn-out éd. InterEditions. L'arrêt ne suffit pas. Il faut, dans l'idéal, parvenir à changer de fonction, négocier un mi-temps thérapeutique ou un 4/5e, avoir un dialogue avec le responsable des ressources humaines pour mettre en place un meilleur équilibre au travail", ajoute-t-elle. Bien choisir à qui parler de son burn-outPour qu'il ne se reproduise pas, "identifier la cause du burn-out est essentiel, poursuit Laura Gélin. Il peut s'agir d'un élément extérieur, une relation toxique au travail, des méthodes de management discutables, une surcharge de tâches à accomplir, etc." Si la cause provient de l'environnement extérieur, il faut essayer d'en changer, pour "se repositionner dans l'entreprise". A noter que le médecin du travail peut être un allié, ainsi que les délégués du personnel ou les responsables RH. "Cela n'implique pas forcément de dévoiler la cause de son arrêt, rassure Sabine Bataille. Personnellement, je ne suis pas partisane de parler de son burn-out. Surtout si on le dit pour obtenir une reconnaissance de ce que l'on a vécu, pour asseoir sa qualité de victime. Généralement, cela vous colle à la peau et vous donne l'image d'une personne fragile. Bien choisir par conséquent ceux à qui on en parle et la façon dont on le fait." "Discuter avec son responsable RH de la nécessité de revoir certaines choses dans son poste peut se faire sans évoquer les raisons qui nous ont poussé à nous arrêter, avance Sabine Bataille. Par ailleurs, il faut se rappeler que la loi est là pour protéger le secret médical. Personne ne peut obliger un salarié à donner les motifs d'un arrêt maladie." Réintroduire du plaisir dans sa vieFaire en sorte que les conditions de travail évoluent, mais aussi, insistent Laura Gélin et Sabine Bataille, revoir la façon dont on conjugue vie privée et vie professionnelle. "Le burn-out surgit souvent parce que l'on n'a pas su poser de limites à l'emprise du travail sur la sphère personnelle", constate Laura Gélin. "C'est en réinvestissant cette dernière qu'un nouvel équilibre professionnel peut s'installer", ajoute Sabine Bataille. Cette dernière souligne l'importance du plaisir, qu'il faut tenter de retrouver. "Cela peut se faire par le jeu. Le jeu d'amusement permet de renforcer le 'je'. Réintroduire cette notion de jeu, en dehors du travail mais aussi pourquoi pas dans le travail est une très bonne façon de ne plus être uniquement dans la contrainte", propose la spécialiste. "S'accorder du temps pour soi"Sabine Bataille invite également les personnes victimes de burn-out à se rappeler qu'elles ont un corps et que c'est aussi ce dernier qui les emmène au travail. "Avoir une bonne hygiène de vie, faire de l'exercice, s'accorder du temps pour soi, autant de démarches personnelles qui aident à poser des limites." Laura Gélin ne dit pas autre chose "Prendre une vraie pause à midi, pratiquer un sport, se faire accompagner afin de gérer son stress, tout cela aide à ne pas rechuter. Or souvent, pendant l'arrêt maladie, cela paraît évident. Mais au moment de la reprise, beaucoup abandonnent ce qu'ils avaient initié durant ces semaines loin du travail. C'est une erreur, il faut au contraire persister et installer ces nouvelles habitudes." Accepter que plus rien ne sera comme avantEnfin la sociologue et la psychanalyste s'accordent sur un point "Plus rien ne sera comme avant." "Il est important d'accepter l'idée qu'il y a un avant et un après burn-out. On ne travaillera plus jamais autant. Mais on pourra travailler mieux, résume Sabine Bataille. Vouloir retrouver les mêmes performances, c'est là encore courir à sa perte", prévient-elle. "Il faut faire le deuil de ce à quoi on aspirait sans parvenir à l'obtenir, ajoute Laura Gélin. Le burn-out est parfois causé par des attentes trop grandes, une soif de reconnaissance qui nous échappe. Là encore, il est nécessaire de revoir ses priorités et ses aspirations. Sans parler du fait que le burn-out, lorsqu'il est violent, peut mettre à mal les capacités de celui qui en a été victime. Seule une reprise progressive, en pleine conscience de nos limites, peut être couronnée de succès. Non seulement ça ne sera plus jamais comme avant, en somme, mais il faut que cela ne soit plus comme avant." LIRE AUSSI>> La transition du milieu de vie ... Parfois pour le meilleur"Le burn-out n'est pas une maladie, estime Sabine Bataille. C'est une dynamique. En repositionnant la place du travail dans notre vie, cette dynamique évolue et un nouvel équilibre se crée. Certaines personnes considèrent quelques années plus tard que leur burn-out a été une chance. Beaucoup disent de cette crise qu'elle leur a sauvé la vie. Que sans elle, elles seraient allées droit dans le mur." Laura Gélin évoque ainsi cette patiente, très active, business woman n'ayant connu que le succès et qui un jour a craqué. "Tout lui réussissait, mais elle n'avait pas trouvé l'amour. Comme par hasard, c'est pendant son arrêt maladie qu'elle a rencontré son conjoint. Parce que soudain, elle avait de la place pour autre chose que son travail." Antoine quant à lui a fini par changer radicalement de vie après sa reprise "ratée". "J'ai décidé de prendre une année sabbatique et à la suite d'un bilan de compétences, j'ai fait une formation d'ébéniste. Je me suis mis à mon compte. Ce n'est pas facile pour l'instant de gagner ma vie comme avant, mais je ne ressens plus cette chape de plomb sur mes épaules. J'ai l'impression d'être enfin dans le vrai. Ce burn-out, je le vois comme un révélateur, un signal d'alarme qui m'a permis de me retrouver". "Parfois, confirme Sabine Bataille, la meilleure façon de reprendre une vie active après un burn out, c'est de procéder à un véritable changement. Ça n'est pas toujours possible, mais c'est souvent salvateur." Caroline Franc Desages Les plus lus OpinionsTribunePar Carlo Ratti*ChroniquePar Antoine Buéno*ChroniqueJean-Laurent Cassely
Il y a 3 ans exactement, en mai 2014, je partageais avec vous le témoignage d'Amélie dans un billet que vous aviez été nombreux à apprécier et à partager Amélie témoigne sur son burn-out parce que vous étiez nombreux, nombreuses, à vous reconnaître dans son histoire...Car son histoire, c'est la mienne, c'est la vôtre, c'est celle de milliers d'autres qui ont croisé le chemin du n'ai jamais perdu de vie Amélie, d'abord parce qu'elle a participé à deux de mes ateliers en ligne, et surtout parce qu'elle est devenue une amie, même si nous ne nous sommes jamais lui ai dit que les pages du blog lui seraient toujours ouvertes. Et le 24 avril dernier, par e-mail, j'ai reçu un très beau cadeau de sa part...Un nouveau témoignage. Celui de sa reconstruction. Les mots sont précis, justes. Comme toujours lorsqu'elle prend la encore, elle choisi de témoigner pour partager, et redonner espoir. Mais surtout, elle le fait désormais à visage découvert, en dévoilant son vrai prénom, boucle est cela et la confiance que tu m'accordes depuis 2014, Gaëlle, merci."Ma chère Diane,Cela fait un petit moment déjà qu’il me tenait à cœur de te donner de mes nouvelles, une manière aussi de transmettre un message positif et réconfortant à celles et ceux qui traverseraient de près ou de loin un relu mon témoignage avec beaucoup d’émotions. Je me souviens de chaque moment décrit, de cette obscurité qui était mienne. La route a été sinueuse et escarpée sur le chemin de la guérison. Il a fallu défaire les spirales de l’anxiété, de l’addiction au travail, redorer l’estime et la confiance en reconstruire et retrouver ma place dans la le deuil d’une reconnaissance professionnelle et admettre enfin que cela n’est pas dû à un manque de compétence mais seulement à un modèle de management défaire du poids de la honte. Celle qui ronge chaque jour, qui te fait baisser les yeux, et dont la petite voix intérieure te répète que tu n’es pas à la hauteur, tu ne tiens pas la pression. Excès de perfectionnisme de ma part ? Ou excès de pression hiérarchique et sociale ?Je ne vais pas réécrire le témoignage, tout est tellement différent aujourd’ mon sursaut d’instinct de survie, je me suis raccrochée à l’amour de ma famille. Un soir en rentrant du travail, mon fils de 5 ans m’a tendu un mouchoir en me disant C’est pour tes larmes de ce soir. Comme tu pleures tous les soirs, je voulais te donner un de mes mouchoirs. »C’est le genre de réflexion qui vous chavire… mais vous transcende aussi. J’ai eu soudainement envie de donner du sens à ma vie et si je ne le faisais pas pour moi, il fallait que je le fasse pour mes enfants. J’ai eu envie de leur offrir une nouvelle image de leur maman heureuse et me suis tournée vers ce qui pourrait me réparer, me reconnecter à la vie. La méditation m’a permise de prendre du recul sur ce que je vivais et d’accepter mes émotions. J’ai ainsi appris à ramener le calme en moi et à freiner le flot de mes accepté de vivre des moments vides sans réflexions ni ruminations. Et j’ai réintroduit la notion de plaisir dans ma vie savourer chaque petit bonheur, chaque petite victoire. Un vent de sérénité a enfin soufflé sur mon quotidien, et m’a peu à peu suivi une formation sur l’estime de soi, sur la gestion du stress dans le cadre d’un DIF. J’ai suivi des formations en ligne de Diane gestion du temps, 3 mois pour désencombrer et alléger sa vie….Ces formations m'ont apportées des solutions, et m'ont ouvert d'autres champs de vision. Armée de nouveaux outils, je me suis sentie plus décidé d'aller plus loin plus pour prendre ma revanche sur la vie… Je me suis lancée dans un projet un peu fou, celui de devenir à nouveau la vie après un burn-out, quelle formidable estocade finale à cette épreuve !Je savais que ce bébé serait le symbole de ma re-naissance, le symbole d’une vie nouvelle. J'ai profité de ma grossesse pour prendre soin de moi, me chouchouter et me reconnecter à mon corps, à mes petite Lou est née en février 2016. Elle a fini de balayer les derniers doutes, les dernières angoisses. Elle a mis un point final à ma reconstruction. Elle a remis de l'ordre dans mes priorités, mes aspirations et mon chemin de sûr, tout n’est pas simple, lorsqu’on se retrouve à la tête d’une famille nombreuse. Mais j’aborde mes différents rôles sereinement en mettant en application ce que j'ai appris de ce burn-out. Même si ce burn-out a été une très grande et longue souffrance, il est finalement une expérience positive et bénéfique qui a amélioré ma personnalité et ma osant en parler et en brisant les chaînes de la honte, je me suis rendue compte que beaucoup de personnes étaient concernées par la souffrance au travail. J’ai alors pu partager mon expérience, conseiller et tendre la main à plusieurs personnes. J’ai intégré un comité de qualité de vie au travail au sein de mon entreprise. J’ai ainsi pu mettre sur la table des discussions, des problématiques vécues, pointer des processus à revoir, et replacer au cœur des organisations le facteur je n’ai pas tout révolutionné mais j’ai pu alerter sur des souffrances passées sous silences. À mon petit niveau, j'essaie chaque fois que cela est possible d’aider, d’encourager, de conseiller des personnes en difficulté au travail. Je partage ce qui m’a permis de m'en sortir, et ce qui m’a aidé à dénouer mon mal-être au burn-out m’a également rendue plus calme, et plus à l’écoute de mon corps. Très ancrée dans l’instant présent, je me refuse à faire plusieurs tâches à la fois. Je gère mon temps de façon plus raisonnable, c’est-à -dire en me laissant toujours une marge de manœuvre pour l’imprévu de dernière minute, et cela dans tous les de me garder des petites bulles de temps libre, de plaisir, indispensables à mon équilibre de vie. J’avoue pour le moment cela ne suffit pas, je manque de temps pour m’occuper de moi, de mon blog et je ne parle même pas des rendez-vous manqués chez le coiffeur. Mais je sais que je vais y revenir très vite, je ne le perds pas de vue…et cela me permet d’avoir des projets plein la tête, de la créativité et de l’ambition personnelle. L'intention de se préserver, de prendre soin de soi est un formidable pouvoir. L'intention permet de se recentrer sur ce qui est important pour soi et va forcément influencer nos actions, nos décisions...J’ai gardé le même travail, la même hiérarchie, et ma vie de famille est plus que remplie et pourtant, je n’ai jamais été aussi sereine qu’aujourd’hui, et je n’ai jamais autant dévoré la vie. Je pose un regard détaché et plus critique sur le monde du travail et le management. J’apporte ma pierre à l’édifice mais avec une juste bas que vous puissiez tomber,aussi perdu que vous pensiez être,aussi insoluble que puisse être votre problème professionnel,il y a toujours, toujours des n’êtes pas dans une impasse, mais n’hésitez pas à demander de l'aide pour retrouver votre chemin… " Gaëlle
Date de la crise décembre 2012. L’entreprise où travaille Jean-Baptiste van den Hove est en train de se transformer, comme toutes les boîtes du secteur des télécoms en Europe. L’ambiance des débuts lui manque. Sa structure a été intégrée à la lourde organisation du France Télécom » belge, Belgacom. Disparus l’autonomie, l’encouragement à la prise de risque, l’atmosphère entrepreneuriale J’avais du talent pour ça, l’entrepreneuriat.». Tout est plus lent, plus système ». Ses objectifs de fin d’année sont largement dépassés mais une réorganisation interne le fait encore évoluer »… J’étais manager numéro 1 et je devenais numéro 3. » La goutte d’ le recul, le jeune homme repère quelques signes avant-coureurs l’épuisement Je bossais vraiment trop », l’hypersensibilité au bruit Je portais toujours des bouchons d’oreille au bureau », et surtout le manque de sens Quand je rentrais à 22 heures du boulot dans ma grosse bagnole de fonction, je sentais bien au fond de moi qu’il y avait un vide. ». Les matins suivant l’annonce de sa nouvelle affectation, il perd toute énergie Je mettais jusqu’à une heure et demie à sortir du bain. ». Dans l’open space, il se surprend à chercher des endroits d’où personne ne le verra. Ses sens semblent saturés. L’ascenseur lui donne la nausée, comme s’il embarquait dans un manège de parc d’attractions. Parfois, il s’échappe pour dormir une à deux heures dans les toilettes, ou dans sa voiture. Il déjeune seul. Il perd 10 kg en deux mois. Je ne sais pas ce que tu as mais il va falloir que tu t’en occupes », lui dit un jour son médecin de famille. Sa prescription un rendez-vous chez le psychiatre et un arrêt maladie. Là , je me suis retrouvé tout seul chez moi, pendant un mois. Je ressentais une telle détresse. » L’appartement où il passe ses journées n’est pas encore tout à fait meublé, il vient seulement d’emménager. Sa seule sortie le supermarché, pour acheter des lasagnes surgelées. J’y allais toujours aux heures où il y a le moins de monde. Je ne mangeais qu’une seule fois par jour. J’avais un nœud à l’estomac. » Jean-Baptiste van den Hove rentrera finalement chez ses parents. Faute de mieux », il passe ensuite quatorze mois à Châteauroux Indre dans une communauté thérapeutique pour toxicomanes, Saint-Jean Espérance. Avec les tox’, on ne peut pas se mentir. Ils m’ont fait réaliser que j’étais beaucoup dans l’apparence, la prétention, que j’avais un besoin de reconnaissance assez dingue et que je manquais de coffre. »Il rejoint ensuite une autre communauté à Cognac Charente, L’Arche, qui accueille des personnes handicapées mentales. Autant les toxicos m’ont fait descendre de mon piédestal, autant les personnes handicapées m’ont montré la beauté de la relation. Ce que c’était que d’ouvrir son cœur. » Le terrassement, et puis la reconstruction. Ça a l’air peut-être fleur bleue quand je le raconte comme ça. Je crois qu’il faut avoir souffert pour comprendre. »Durant ces longs temps de vie communautaire, Jean-Baptiste van den Hove n’oublia jamais la solitude qu’il avait ressentie après son arrêt maladie. Les autres victimes du burn-out l’avaient très certainement vécu aussi l’incapacité de se rendre sur son lieu de travail, où l’on passe l’essentiel de ses journées… L’impossibilité de rester trop longtemps seul chez soi… Et la difficulté de rentrer chez ses parents, chez des proches, de supporter les conseils maladroits, les attentes involontaires… L’impasse. Où aller ? Il n’existait alors aucune communauté adéquate, sur le modèle de celles pour les drogués ou les de cette réflexion qu’est née l’association Au temps pour toi 1. Dans cette maison à l’ambiance familiale installée dans un coin arboré du Limousin, les victimes de burn-out peuvent séjourner de trois semaines à neuf mois, en fonction des besoins. Pour Jean-Baptiste van den Hove, le burn-out, c’est souvent la rencontre de sa fragilité. Je suis fragile, je ne peux pas tout tout seul, j’ai besoin de l’autre. C’est la relation qui nourrit et guérit. » Le premier résident a été accueilli en mars 2017. Une dizaine de demandes arrivent chaque semaine. Seules quatre chambres sont ouvertes à ce jour. Le burn-out n’étant pas encore reconnu comme une maladie, l’association ne reçoit aucune subvention. Elle cherche des dons pour ouvrir de nouvelles chambres.
Comment se manifeste concrètement le burnout émotionnel ? Après avoir défini le burnout et vu les signes du syndrome d’épuisement, je t’emmène explorer avec moi les 3 phases de ce syndrome. 1 Première phase du burn-out émotionnel l’alarme Lorsqu’on observe les témoignages des personnes ayant fait un burn-out émotionnel, beaucoup décrivent une phase d’allégresse qui précède le point de rupture. Cette période peut être vécue suite à un grand changement dans notre vie – dans le cadre professionnel nouvel emploi, nouveau poste au sein de l’entreprise, changement de cadre de travail, d’équipe…– dans le cadre familial premier ou nouvel enfant, nouvelle relation, grossesse, divorce, séparation, parent à charge, enfant malade ou découverte d’un handicap…La première phase du burn-out émotionnel commence bien avant d’atteindre nos limites personnelles. Elle concerne cet état euphorique où l’on se sent galvanisé par le stress d’une nouvelle responsabilité. Si on obtient un nouveau travail, un nouveau poste ou si l’on vit l’arrivée d’un nouvel enfant, on peut alors se sentir mobilisé par une énergie nouvelle. On vit un stress qui nous donne des ailes, qui nous pousse à nous dépasser. Très concentré, nous nous sentons intouchable. Que se passe-t-il concrètement dans notre organisme à ce moment-là ? Lors de cette phase ascendante du burn-out émotionnel, plusieurs mécanismes se mettent en place. Zoomons un peu sur ce qui cause cet état d’euphorie lors d’une période stressante – Les surrénales fabriquent du cortisol en masse c’est ce qui produit un état d’hypervigilance et un sentiment de toute puissance. L’action anti-inflammatoire du cortisol fait son travail et anesthésie nos sensations. – Le taux de noradrénaline augmente et favorise la contraction musculaire tout en optimisant notre système respiratoire. Tout est fait pour que l’on se sente prêt à se dépasser. Cette phase “superman” ou “wonderwoman” ! ne dure pas longtemps, car les fonctions de notre corps se mettent en place rapidement pour faire face à un danger immédiat. Lors de cette phase où le corps se met en mode alarme, il est encore possible de ralentir pour préserver son organisme et éviter l’effondrement. Comment s’en sortir à cette étape ? – S’imposer du repos– Ralentir et apprendre à se remettre dans la réalité de l’instant– Méditer, calmer son euphorie pour n’en garder que la bonne énergie 2 Deuxième phase du burn-out émotionnel burn-in, l’étape du plateau Les réserves de notre corps ne sont pas inépuisables. Après l’état d’euphorie, notre organisme atteint un plateau c’est la phase de résistance du corps. Erreurs répétées, grande fatigue, baisse de motivation, sentiment d’échec et de culpabilité croissants… A force de lutter pour être performant, nous commençons à subir l’épuisement des réserves physiques et émotionnelles de notre organisme. Normal, car plus le corps est en état de stress longue-durée plus notre énergie vitale baisse. En cause – Une hypercortisolémie les glandes surrénales sont épuisées d’avoir fourni trop de cortisol au corps, qui fonctionne de moins en moins bien – Des pics continus d’adrénaline avec leur lot de conséquences épuisement progressif du système immunitaire, hausse du cholestérol, hypertension artérielle, perte de masse musculaire, apparition de douleurs dos, céphalées……Cette phase du burn-out émotionnel est plutôt longue et très épuisante pour l’organisme. Le sentiment de subir la situation sans pouvoir s’en échapper grandit de jour en jour. Si la personne continue sur cette lancée sans ralentir, elle risque d’atteindre alors d’atteindre ses s’en sortir à cette étape ? – S’imposer du repos voire des jours d’arrêt– Prendre du recul sur la situation – Lâcher-prise sur ses responsabilitésRegagner en énergie vitale 3 Troisième phase du burn-out émotionnel l’effondrement Après la phase de résistance, le corps n’a plus les capacités à suivre. C’est la chute, l’effondrement de l’organisme, le burn-out à proprement parler. Assumer la charge devient impossible sur le plan physique, émotionnel et psychologique. L’épuisement est total. Les personnes ayant subi cette troisième phase du burn-out émotionnel racontent souvent qu’un matin, elles ne pouvaient tout simplement plus se lever et aller au travail ou assumer leur charge mentale familiale. L’impact psychologique de la prise de conscience qu’on est allé trop loin pour son organisme est rude. On ne guérit pas d’un burn-out émotionnel en quelques jours, ni en quelques semaines. Le burn-out est un épuisement total de l’organisme, sur tous les plans. Il nécessite une prise en charge physique et psychologique sur plusieurs mois voire années. Le burn-out n’est pas une fin en soi et des solutions peuvent être mises en place pour s’en sortir, qu’on se situe à la phase 1, 2 ou 3 du syndrome. Avant d’arriver à l’effondrement total de notre organisme, il est toujours possible de prévenir la chute. Si tu te sens concerné par le burn-out, je ne peux que t’encourager à en parler à ton médecin traitant, qui saura le diagnostiquer et envisager des solutions. Dans le prochain article dédié au burn-out émotionnel, nous verrons toutes les étapes et les solutions pour sortir du burn-out et retrouver de l’énergie vitale. émotionnel
je me reconstruit après un burn out